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Une côte cassée ou fêlée est une blessure typique chez les pratiquants d’arts martiaux et sports de contact. Bien traitée, elle ne laissera pas de séquelles. Mal soignée, elle pourrait vous tenir éloigné des tatamis un bon moment.

Les sports de combats mettent à rude épreuve notre système musculo-squelettique. Certaines zones sont plus fragiles que d’autres, les côtes en font partie. Avec une bonne garde, les flancs sont normalement bien protégés, seulement personne n’est à l’abri d’un contre ou d’un manque de concentration qui les exposent à la blessure.

Les côtes s’insèrent dans la colonne vertébrale (vertèbres thoraciques) et sont reliées au sternum par du cartilage. Une matière fibreuse et élastique qui permet en complément des muscles intercostaux, l’abaissement et l’élévation de la cage thoracique (ventilation pulmonaire).
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C’est le système très complexe et fragile qui nous permet de respirer. La blessure peut survenir au niveau des côtes, ou au niveau des espaces intercostaux et bien souvent les deux.

La douleur est vive à la respiration, pendant les premiers jours après la blessure. Rire, tousser, ou éternuer peut devenir un véritable calvaire durant la première semaine.

Consulter un médecin

La première chose à faire après avoir reçu un coup qui reste douloureux à la respiration, c’est de vous rendre le plus rapidement possible chez votre médecin. Lui seul pourra confirmer le diagnostic en vous prescrivant une radiographie et/ou une échographie. La radio servira à voir si le dommage est osseux, l’échographie permettra de vérifier qu’aucun organe interne n’ait été perforé, et de visualiser si la blessure est cartilagineuse ou musculaire.

Ce qui est beaucoup plus difficile à diagnostiquer, ce sont les déchirures intercostales. Elles ne sont pas visibles à la radio et parfois difficiles à repérer à l’échographie, et pourtant la douleur est bien présente.

« Patience et longueur de temps, font plus que force ni que rage »

En fonction de la gravité de la blessure votre médecin vous conseillera d’arrêter le sport le temps de la guérison, la première erreur à éviter est donc de reprendre votre activité trop vite.

Pour un rétablissement complet il faut compter de 4 à 6 semaines. Après une semaine déjà, la douleur sera moins vive, et vous aurez trouvé une position à peu près confortable pour vous asseoir ou vous allonger. Au bout de la deuxième semaine, on se sent capable de reprendre le sport, pourtant le travail de cicatrisation est loin d’être achevé. Reprendre son activité prématurément c’est prendre le risque d’aggraver la blessure, ou de retarder le processus de guérison, et par conséquent de rallonger votre période d’inactivité.

Le froid, votre meilleur allier

Tout de suite après le coup, appliquer du froid avec une poche de glace par exemple. Le froid permettra de ralentir l’inflammation, et surtout il a une propriété anesthésiante.

Dans la mesure du possible, éviter les analgésiques qui masquent la douleur et peuvent vous conduire à faire des mouvements qui ne feraient que ralentir le processus de cicatrisation. Sans compter le risque de dépendance et d’accélération de la déshydratation que ces médicaments induisent.

Il n’y a pas de traitement particulier pour une côte cassée, fêlée, ou une déchirure intercostale. Le froid et le repos sont les seules choses recommandées. Dans certains cas, des bandes de strapping peuvent être posées sur la zone concernée pour avoir un bon maintien, mais c’est contraignant et douloureux à changer. Un rashguard ou un tee-shirt de compression bien ajusté aura le même effet et vous apportera un supplément de maintien le temps de la convalescence.

Un contrôle technique indispensable avant la remise en circulation

Le corps humain a cette extraordinaire faculté de s’adapter aux contraintes et sollicitations auxquelles il est soumis.

Ainsi même lorsqu’il est blessé, celui-ci trouvera toujours le chemin vers le confort, vers la non douleur. C’est le principe d’homéostasie, le fonctionnement du corps humain repose sur l’équilibre. Une blessure est en quelque sorte un déséquilibre, qui entraine des réactions œuvrant dans l’objectif de rétablir un état stable. Cela se manifeste par des processus internes comme l’inflammation, la cicatrisation …

Une blessure peut donc entrainer un changement de posture. Car le corps pour rétablir l’équilibre selon le principe d’homéostasie, doit lutter contre la douleur, et cherchera la position dans laquelle elle sera la moins intense. C’est le phénomène de compensation bien connu des kinésithérapeutes et ostéopathes. Cela peut se manifester par une épaule plus basse que l’autre, une cyphose dorsale (dos courbée), un bassin en rotation …
C’est pour cette raison qu’une visite chez un kinésithérapeute ou un ostéopathe pendant et après la convalescence, peut permettre d’éviter la compensation et donc de garder une posture équilibrée, pour reprendre votre entrainement dans les meilleures conditions possibles.

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