La commission athlétique du Nevada a tranché ce lundi sur le cas Nick Diaz. La sanction est tombée: suspension de cinq ans assortie d’une amende de 165 000 dollars, ce qui l’éloignera donc de l’octogone jusqu’en 2020.

La sanction fait suite au test antidopage qui eut lieu après l’UFC 183, le 31 janvier dernier. Diaz s’était incliné face à Anderson Silva, sur décision unanime après cinq rounds âprement disputés et de nombreuses provocations qui sont devenues sa marque de fabrique.

Anderson Silva fut lui même testé positif aux stéroïdes et suspendu un an par cette même commission. Alors comment expliquer une telle différence de traitement ?

Le problème pour Nick Diaz, c’est qu’il ne s’agit pas de sa première suspension. C’est la troisième affaire liée à la marijuana. Il avait déjà été suspendu six mois après son combat face à Takanori Gomi, en 2007. Puis il fut suspendu à nouveau en 2012, pour un an cette fois, après son combat face à Carlos Condit.

Son attitude n’a pas joué en sa faveur, et la commission a fait la sourde oreille aux arguments nébuleux qu’il avança pour sa défense. La condamnation aurait pu être bien plus sévère, car une interdiction à vie avait été proposée initialement par l’un des membres de la commission.

Si cette décision est confirmée en appel, Nick Diaz ne pourra donc plus participer aux compétitions de MMA sur le territoire américain jusqu’au mois de février 2020.

Cet épisode avec Nick Diaz va sans aucun doute attiser le débat lié à l’interdiction de la réhydratation par intraveineuse. Ce procédé, est utilisé pour permettre aux combattants de regagner rapidement du poids après la pesée, il peut en revanche fausser les résultats des tests antidopage, ce qui explique que son usage soit remis en question par l’UFC. D’autant qu’une récente étude a montré que le processus de déshydratation lié au cutting, est dangereux pour l’organisme et serait même contreproductif puisque qu’il diminuerait les performances des muscles mais aussi du système nerveux central. Ce sont donc les réflexes, la lucidité mais aussi la souplesse, l’explosivité qui peuvent être affectées, et augmenter le risque de blessure.

Après Jon Jones, Anderson Silva, Nick Diaz … le grand nettoyage que réclamait Georges Saint Pierre depuis des années semble en marche …

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